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Enceinte depuis 7 semaines, bébé arrive dans 230 jours

Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /2008 06:12

Tout le monde me dit, me répète, m’harcèle avec le fait que je dois être heureuse, au comble de la joie d’être enceinte. Que c’est un moment merveilleux, magique, formidable… Pour qualifier mon début de grossesse personne n’est à cours de vocabulaire.

Et pourtant moi je trouve pas ça géniale, on va pas aller jusqu’à dire que je déteste mais j’en suis pas loin. Comment se réjouir entre les nausées (que j’ai toute la journée), les douleurs dans la poitrine, mes insomnies, la peur de devenir un ventre aux yeux de beaucoup, cette solitude (qui n’a rien de vraiment réel), ces odeurs toutes insupportables (cigarette, parfum d’ambiance, cuisine, parfum, déodorant, papier journal…) la peur de l’inconnu…
Tout m’énerve m’agace me gonfle me saoule me stresse, je suis infernale à vivre, chiante au possible !
Mais là, je vais péter un câble si j’ai encore un conseil du style ‘apprécie ce moment unique’, ‘c’est merveilleux cette vie qui s’installe’, ‘le bébé fait son nid’… Je dis pas le contraire mais tout ça se passe à mes dépens ! Et j’aimerais bien qu’on l’oublie pas !
Même le super livre qui détaille tout de A à Z sur la grossesse s’y met ‘acceptez ces petits inconvénients. Ils sont là pour vous rappeler que vous êtes la principale actrice d’un phénomène quasi-miraculeux !’ Mais où ont-ils vu que c’était des petits inconvénients ????? Ca doit être un homme qui a écrit ça !
Sans parler de ma belle mère ! Enfin si je vais en parler ! Puisque après tout vaut mieux que le craquage soit ici plutôt qu’ailleurs !
Elle ne cesse de m’appeler sa belle fille depuis qu’elle sait que je suis enceinte. Ma belle fille par çi, ma belle fille par là ! C’set nouveau ça viens de sortir ! Elle aimerait aussi passer son temps à toucher mon ventre ! Et moi je déteste ça qu’on me touche, en plus mon ventre c’est de la graisse qu’elle touche c’est pas le bébé ! Je suis à 5 semaines de grossesse, pas plus ! Donc je n’ai pas encore le ventre femme enceinte qi s’arrondit !
Je la mettais doucement à sa place, je la ménageais. Mais l’intello lui ne l’a pas ménagé lui rappelant que j’avais un prénom et que je ne suis pas un ventre !
Moi j’avais poussé mon haut là pour les phots de mon ventre, car elle veut me photographier le ventre, non contente de me dire comment je dois la vivre ! C’est hors de questions ! Si je dois faire des photos, je les ferais avec mon Chéri et c’est tout !
Mais je vous rassure, je n’en ai pas qu’après elle, mais comme d’habitude elle décroche la palme !
Bref, mes hormones sont en folies et moi j’y peux rien !
Par Laura - Publié dans : Ma Grossesse - Communauté : En attendant bébé
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 15:10

Non contente d’être une belle mère chiante et irresponsable, elle doit passer ses journées à essayer de trouver des choses pour me faire chier, pour essayer de coucouner son fils en me faisant bien comprendre que je ne sais pas m’occuper de lui… Mais c’est la vérité je ne sais pas m’occuper de lui, je ne fais pas son lit (enfin le notre), ne repasse pas ses chaussettes, ne lui mitonne pas que des bons petits plats et tant mieux je suis pas sa mère. Donc au titre de petite amie fiancée je me dois d’être chiante et exigeante.

Cela fait plusieurs mois que nous parlons d’arrêter de fumer. C’est vrai que je suis la première à en avoir envie, mais je pense que c’est mieux notre projet de bébé se mettant en place au fil des mois, il me paraissait censé d’essayer d’arrêter de fumer pour notre santé et pour notre bébé. Je savais que se ne serais pas facile. Je savais que se serait plus dur pour lui, Chéri fume beaucoup plus que moi et l’argent qu’on me met la dedans me rend malade ! On n’est pas Rothschild et pourtant vu notre train de fumée on dirait !
On commence par diminuer, évidemment on évite tout achat de cigarettes malheureusement certains voyages prés de la frontière espagnole ne nous aide guère, et j’ai du mal à résister à l’envie de dire oui quand on me demande ‘Je te ramène une cartouche ?’. Je sais c’est mal, mais je n’arrive pas à m’en passer…
Malgré cela, nous arrivons un jour du mois de novembre, à cours de cigarette chez mes beaux parents. Chéri se fait offrir une cigarette par sa mère, il la fume bien sûr mais il n’oublie pas de préciser que nous désirons arrêter et que nous faisons attention. Cela n’empêchera pas à sa mère de lui donner deux paquets de cigarettes en partant c’était la première fois, je n’y ai pas porter attention au début… Mais elle continuait de plus belle, lui proposant toujours de cigarettes quand nous étions là et me disait ‘Te fâches pas’ en me regardant avec son air de chien battu, comme si c’est moi qui interdisait à son fils de fumer ! C’est devenu horripilant pour moi… Elle trouvait toujours le petit mot pour me faire culpabiliser, je suppose aussi que c’est une manière de déresponsabiliser son fils. Chéri accepte toujours les paquets donné par sa mère, cela ne nous fait pas rentrer en conflit. Et même le jour où je lui avoue que l’attitude de sa mère m’exaspère et que le fait qu’il accepte me rende folle, on ne s’enguelera pas.
Mais aujourd’hui en janvier, je n’arrive toujours pas arrêter de fumer, je fume une cigarette le soir à la maison, Chéri en profite pour en fumer une aussi. C’est la seule cigarette que je le vois fumer. Mais lorsque nous allons chez ses parents, je ne peux pas m’en empêcher.
Elle sait que je fume par mimétisme et donc fais toujours bien remarquer qu’elle allume une cigarette ou qu’elle va dehors pour fumer. Remarquez fumer dehors était ce qu’elle avait promis au début de ma grossesse et aussi pour la santé de son mari. Promesse pas tenue puisqu’elle finit par fumer à la fenêtre de la cuisine grande ouverte, donc en plus d’avoir sa fumée on a froid ! 
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Par Laura - Publié dans : La "Belle" Famille - Communauté : Raconte moi... ton boulet...
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /2008 00:22

Requinqués pour Noël, ça veut bien dire ce que ça veut dire !

Noël passe, et comme prévu il avait le lendemain, 26 décembre, un rendez vous pour sa nouvelle chimio. Suite aux résultats de début décembre un changement de traitement s’imposait. Ma belle mère devait accompagner son mari, malheureusement elle travaillait, je proposais donc mon aide en toute logique étant la seule disponible. Mais au final c’est l’Intello (à qui d’ailleurs c’était plus la place que moi) qui l’a conduis à son rendez vous. Comble de l’incompréhension habituelle avec ma belle mère, nous (l’intello, Chéri et moi) que mon beau père allait faire sa chimio nouvelle formule et non que c’était un rendez vous avec le médecin pour faire le point sur l’ancienne et la nouvelle chimio.
Au retour du rendez vous, l’Intello récupérait son frère à son boulot et moi j’étais en train de faire des courses avec Prof (le chéri de l’Intello). Donc quand nous sommes arrivés, Prof et moi à la maison, ils étaient là tous les deux assis à table. Nous avons posé nos affaires et vu leurs têtes nous nous sommes assis. Le couperet venait de tomber. L’oncologue confirmait qu’il serait impossible de soigner mon beau père, leur père. Que la chimio depuis le début, le mois de septembre n’était que palliative comme tous les soins qu’il a reçu. L’inévitable était là, là tout proche d’ici trois petits mois au mieux, son état ne cesserait de s’empirer d’ici là. Il nous prévenait que la douleur deviendrait insoutenable d’ici 1 à 2 semaine. Que la nouvelle chimio serait là pour palier à cette douleur comme la radiothérapie nouvellement mise en place pour janvier.
Tout ça fut dit par le médecin à l’Intello hors de la présence de son père, l’oncologue se refusant à dire quoique se soit à son patient, car le patient lui-même refusait de savoir, et il respectait ce choix. Il expliqua aussi que ma belle mère non contente d’être au courant du décès à venir de son mari, depuis le début était complice dans le fait de ne rien lui dire !
‘Mais pourquoi ne nous avoir rien dit à nous ?’ se demandait en vain les deux frères. J’ai pris la défense de ma belle mère (comme souvent ces derniers temps, malgré qu’en face d’elle je ne sois pas tendre, afin de lui mettre les idées en place) expliquant que si elle n’avait rien dit c’est qu’elle n’avait rien entendu, qu’elle ne voulait et ne pouvait pas accepter que son conjoint décède.
Nous avons pleuré, Chéri n’a pas pu, rien de lui n’est sorti.
Noël s'est passé. Ma belle mère nous a invité le 27 au soir pour fêter Noël. Nous y sommes allés, tous les 4 l’Intello, Prof (son chéri), Mon Chéri et moi. On a fait un semblant de fêtes de famille. L’intello a tenu à parler franchement à sa mère et à lui annoncer la fin inéluctable, rapportant les propos tenus par l’oncologue elle a pleuré, nous avons pleuré (tout ça hors de la vue de mon beau père, bien entendu), Chéri lui n’a pas fait couler une seule larme !
Nous avons pris des décisions, discuter dans tous les sens, des choses à faire le plus tôt possible. Nous devions organiser les mois à venir mais surtout le décès, l’après décès, du coup pour exorciser la souffrance nous avons parler de l’argent, de la maison en construction, des droits de succession, d’un notaire, de la banque, des funérailles.
J’emmènerai donc ma belle mère quand elle le souhaiterait à la banque afin qu’elle change certains comptes de noms, pour pouvoir avoir accès à l’argent en cas de problème. Je devais prendre aussi rendez vous avec mon notaire, pour s’informer sur la succession et ses modalités. Rendez vous auxquels j’emmènerai aussi ma belle mère.
Tout cela décidé, nous continuions la fête, comme si de rien n’était !
Le 2 janvier, un autre coup de fil de ma belle mère affolé nous appris que mon beau père qui avait rendez vous pour sa chimio se retrouvait alors hospitalisé, contre son gré car son état de santé le nécessitait. Elle est venue me cherche et nous sommes allés ensemble et le plus rapidement possible à son chevet, il pleurait sur le message laissé sur le répondeur. L’oncologue avait décidé de son hospitalisation à cause de malaise qu’il faisait. En effet il n’avait pas l’air au mieux de sa forme. Et la question tomba : ‘Voyez-vous régulièrement votre médecin généraliste afin d’adapter les traitements et de faciliter votre vie ?’ L’oncologue avait visé juste, car la réponse fut une fois par mois ! Je l’ai vu ouvrir des grands yeux mais moi aussi j’ouvrais des grands yeux, une fois par mois pour quelqu’un en fin de vie c’est trop peu, l’oncologue demanda 2 visites par semaines minimum ou alors il devrait avoir recours à l’hospitalisation toutes les 2 semaines.
A la suite de cette conversation, je tapais du poing sur la table auprès de ma belle mère lui imposant de faire telle et telle chose. Nous connaissions l’incompétence du médecin traitant (qui jusqu’au bout nous la prouva), mais le changement de médecin ne pu pas se faire, ma belle mère téléphonant au médecin pour lui annoncer les 2 visites par semaines et celui-ci approuva sans sourciller en ajoutant qu’il voulait suivre son patient jusqu’au bout !
Une autre chose fut faite pour essayer de lui arranger la vie, la mise en place d’une cellule de soin palliatif, je m’explique. C’est une association de médecin d’infirmière, qui vient en supplément du reste, elle veille au bien être du patient et facilite les démarches administratives, donne des conseils médicaux pour aider le patient, propose un soutien psychologique au patient mais aussi à la famille. Je suis allée au premier rendez vous qui eut lieu entre mes beaux parents, le médecin traitant, les infirmières (qui lui posait se perf de nourriture tous les jours) et cette asso.
Le médecin de l’asso me fut une très bonne impression, je ne peux pas en dire autant du généraliste, qui en dessous de tout ne se souvenait pas de l’évolution de la maladie ni des examens qu’il avait prescrits en juin ou en septembre. La plupart du temps, c’est moi qui prenait la parole pour l’historique de cette maladie sur les derniers mois. Là a commencé la véritable comédie de mon beau père, je sais as si vous connaissez ça, ce malade qui sait qu’il va mourir, qui connaît la gravité de son état mais qui dit ‘c’est sûr qu’il faut m’aider, car je dois être sur pied dans 6 mois pour faire les travaux de ma nouvelle maison’. C’est normal, nous aussi en face nous jouions cette comédie, à savoir sans rien dire, c’est une manière de moins souffrir…
Comme d’habitude, après un rendez vous et ou visite chez mes beaux parents, je téléphone à l’Intello afin de lui donner des nouvelles. Je lui explique tout de A jusqu’à Z. Je finis par lui proposer de rencontrer le médecin de l’asso, car il connaît ce genre de cas et peut nous être utile pour comprendre ce qui se passe, pour enfin faire entendre ce que nous pensons, comme par exemple le simple fait que nous désirons que mon beau père ne s’inflige plus d’avaler des médicaments alors qu’il n’arrive plus à manger et que nous pourrions profiter de l’alimentation qui lui est posé la nuit pour lui passer ses médicaments en perf et bien d’autres choses pour améliorer son confort.
Le rendez vous fut pris le vendredi suivant, le 11 janvier au soir à l’arrivée de l’Intello. Nous y sommes allés tous les trois, ce fut difficile nous avons entendu des évidences, mais nos espoirs si douloureux s’envolèrent, il le fallait, il nous a préparé à la suite avec douceur. Nous avons entendu la souffrance à venir, la difficulté à accepter, qu’un mieux dans sa santé ne rimerait jamais avec guérison et qu’elle serait impossible… C’était dur, mais c’est toujours aussi dur à écrire. J’étais chamboulé en sortant, nous l’étions tous.
Ce week end là, nous l’avons passé tous les 3, chez mes beaux parents. Nous avons pris des photos, sans savoir que se serait le dernier où nous serions tous réunis…

Le week end suivant, bien sûr que nous y sommes allés les voir mais l’Intello n’avait pas pu descendre. Nous avons été choqué une fois de plus par la maigreur de mon beau père, au final il est passé de 62 kg à 48 kg, c’était impressionnant. Il conduisait toujours, malgré notre peur. Il tenait pas très bien sur ses jambes, mais il ne changeait que peu ses habitudes.
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Par Laura - Publié dans : La "Belle" Famille - Communauté : Raconte moi... ton boulet...
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 00:29

Il s'en est passé des choses depuis que j'ai plus écrit ici avec la belle famille. Pleins de choses, des tas de choses, pour la plupart horrible. Non je vous rassure je n'ai tué personne, mais c'est pas passé loin non plus !

En octobre, ils ont déménagé dans leur maison en location. Côté santé, celle de mon beau père a empiré à ce moment là. Il n'a pas fait état d'une douleur à la jambe qui a duré 5 jours, enfin quand je dis douleur c'est plutôt l'inverse une absence totale de sensation et la jambe froide. Après 5 jours, il est tout de même allé consulter un médecin et est rentré en urgence pour subir une opération afin de 'nettoyer' les artères de la jambe qui étaient bouchées. Sur le coup, il a failli perdre le pied.
Quand à nous quand nous avons appris ça, on a resserré les liens avec les parents de Chéri, on est allé à l'hôpital lui rendre visite tous les jours. On s'est inquiété et fait jeté aussi par moments, car il paraît qu'on pose trop de questions. 
A sa sortie de l'hôpital, le médecin a dit à mon beau père de faire attention, et que l'autre jambe devrait être opéré rapidement de la même chose, l'amputation lui pend au nez.
Quelques jours après cette opération, il est rentré encore en urgence à l'hôpital. Et pour cause son genou a doublé de volume d'un coup, genoux de la jambe opéré. J'accompagne ma belle mère à l'hôpital, histoire d'en savoir plus et de les surveiller plus. On nous dit que c'est crise de goutte qui a dégénéré, il me semblait qu'il ne devait plus boire, je laisse courir. Autre chose m'inquiète plus, sa prise de sang. J'ai finis par avoir accès à ces prises de sang et le peu que je m'y connaisse dans le domaine médical me fait dire qu'en plus du reste mon beau père souffre d'une anémie importante, cela n’à l'air d'affoler que moi...

Le mois de novembre est plus calme, même si il se trouve rythmée par les appels de ma belle mère nous annonçant les pertes de poids de mon beau père, son anémie qui s'empirait, ses difficultés à parler de plus en plus grandes...

Le 12 décembre, mon beau père devait passer pas mal d'examens afin de savoir où en était son cancer et donc constater l'action de la chimiothérapie qu'i lfait depuis septembre. Les résultats ont été un choc, son cancer a continué de s'étendre de se développer. La tumeur à la gorge a doublé de volume (c'est celle soigner par la chimio), les nodules cancéreux du poumon ont eux aussi grossit, et de nouvelles tumeurs sont apparus dans la mâchoire. Le cancer se généralise et la chimio n'y change pas grande chose. Je en peux pas dire exactement quand nous avons compris ce qu'il avait réellement, je crois que cela s'est fait au fur et à mesure durant le mois de novembre avec des recoupements entre les dires incohérents de ma belle mère, je dis ça car en relisant ce que j'ai écrit je me dis que nous étions dans un véritable flou artistique.
A côté de cela l'Intello et Chéri se rendent à une évidence : c'est peut être le dernier noël de leur père. Evidence difficile, et douloureuse.
Je décide en accord avec eux d'inviter mes beaux parents le 25 pour Noël à manger chez nous (oui parce que ma belle mère avait bien dit qu'elle refusait de faire quelque chose chez elle ce jour là !). Mais je ne leur annoncerais que plus tard, aux alentours du 20 décembre, c'est bizarre comme attitude je sais, mais on attendait de voir leur comportement d'ici là. Elle a refusé en bloc, raison invoqué elle travaille et dans sa pause n'a pas le temps de venir (pause entre 12h30 et 16h30). J'ai réitéré l'invitation 5 ou 6 fois au moins, mais ça n'a rien donné.
La semaine avant Noël, j'ai reçu un appel catastrophé de ma belle mère à 9h30 du matin me disant qu'elle devait emmener son mari d'urgence à l'hôpital et qu'il devait être hospitalisé. Nous savions qu'il allait mal, puisque nous étions passé les voir 2 jours auparavant. Il était en fin de chimio et se mettait à vomir, un traitement lui avait été donné le jour même pour calmer les choses mais rien à faire, du coup elle avait prévenu l'oncologue qui le suit et l'hospitalisation lui parut inévitable. Ni une ni deux, je saute dans ma voiture me rend chez eux afin de le conduire là bas. Dans la salle d'attente des urgences, il est tellement fatigué qu'il s'en dort. Il est reçu par un médecin des urgences et celui ci ne juge pas son état grave au point de l'hospitaliser. Quand ma belle mère vient me dire ça dans la salle d'attente, je lui fais répéter ces dires du matin et donc j'ai confirmation que l'oncologue demandait bien une hospitalisation. Je prends ma belle mère par la main sans lui laisser le choix afin de nous rendre dans le service de l'oncologue et d'essayer de parler avec lui. Nous n'aurons pas cette chance, mais le message a bien était passé quand même, l'oncologue a téléphoné au médecin des urgences afin d'obtenir l'hospitalisation (je crois qu'il y a eu une petite explication peu courtoise). Du coup il fut hospitalisé. Là, j'ai résumé car ça a duré de 10h30 à 19h le soir. Il est resté jusqu'au samedi à l'hôpital, on s'est occupé de le remettre sur pied et de soigner son anémie, glucose et culot de sang à l'appui. Ils l'ont 'requinqués pour les fêtes !' Paroles exactes du médecin.
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Par Laura - Publié dans : La "Belle" Famille - Communauté : Raconte moi... ton boulet...
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 14:39

Vous commencez à me connaître maintenant ! Donc je ne vais pas vous étonner en vous disant, que mes bonnes résolutions me disant d'attendre un peu pour faire un test de grossesse, d'attendre au moins 8 jours de retard de régles ont bien vite volé en éclat.
Le 7 janvier, rien pas de régle, rien le vide complet et rien ne présageait qu'elle allait arriver (parce qu'il y a des signes, des signes qui que oui elles vont débarquer !).  Quant à mes nausées et autre léger malaises, ils étaient toujours là bien présents. Ma poitrine aussi me jouait des tours.
Du coup je me disais, bon je vais attendre encore un peu je le ferais dans la semaine, jeudi ça sera bien. Là aussi ça n'a pas durer longtemps.
Le mardi au réveil, je me dis bon alors qu'est-ce que je fais. Il parît qu ec'est mieux de le faire le matin au réveil, et me voila dans mon lit à faire une sérieuse réflexion, j'avais peur d'être déçu que mes symsptômes si présent, si réel ne soit que le fruit de mon imagination... Cela aurait été une telle déception pour moi bon poru mon Chéri aussi, mais à ce moment là je ne pensais qu'à moi, regardant seule ce test qui pourrait être négatif. Idée horrible !
Mais tant pis, la décision est prise. J evais à la pharmcie, après tout ça ne coute rien d'aller l'acheter. Je pourrais le faire plus tard, dans la journée ou demain, mais au moisn il sera à la maison mon test de grossesse !
Me voila sautant du lit, enfilant à toute vitesse, pantalon, pull manteau et totu ce qu'il faut afin de me rendre le plus vite possible à la pharmacie. 
Consatant qu'ne sortant de chez moi elle n'est qu'a 200 m, je me dis vite ok, mais pas ridicule non plus. Je pars à pied !
Arrivée là bas, mon éexprience niveau test de grossesse étant nulle, je ne cherche même pas et demande conseil à la pharmacienne. Il y en a deux différents, un qui fait des barres qui marceh bien selon elle mais dont la lisibilité n'est vraiment géniale selon les cas à 7€, et un second qui est celui de la pub qui écrit enceinte ou pas enceinte, il est bien beau ergonomique mais il est à 14€.
Je me dis que pour un truc qui risque de me décevoir, il y a pas à hésiter 7€, devrait suffire !
Je resors de là fière de mon achat.
Mais arrivée à la maison, et bien j'ai pas pu attendre. Déballage immédiat de la bete et test. Dans ma précipitation, j'oublie de chronométrer les fameuses 3 minutes avant delire le résultat, du coup je m'assois sagement à la salle à manger en ne quittant pas le test des yeux, je relis tout de même la notice pour faire passer le temps et savoir bien comment se lisent les résultats.
Et là c'est le drame !
Le test est là, il est bon ça j'en suis sûre, du moins j'ai fais pipi où il fallait. Mais le trait qui dit que je suis enceinte n'est pas bien franc et vu que j'ai pas pris le temps de le regarder avant, comme me le conseillais la notice, je me demande si ce trait là n'a pas toujours été comme ça !
Du coup, je me dis que ça signifie rien !
J'attends le retour de chéri pour lui montrer même si le test ne doit pas être lu près 10 min. C'est pas grave je le surveille voir si après ces 10 minutes quelque chose change, mais rien ne change, d'ailleurs je l'ai toujours et il n'a pas tellement bougé.
Je fais lire à Chéri la notice avant toute autre chose et lui montre la bête, il en conclut que je suis enceinte. Je suis rassurée, pour quelques heures seulement.
Car dans l'après midi, je prends un rendez vous avec mon médecin pour le lendemain. Il n'y a rien de mieux qu'un test sanguin pour être sûr !
Le lendemain en sortant du médecin avec l'ordonance et la confirmation que mon test pipi est positif, je file au labaratoire le plus proche pour me faire piquer !
J'aime pas trop ça mais c'est pour la bonne cause !
Là on me dit que j'aurais les résultats par téléphone d'ici 2 heures ! C'est génial, mais c'est long quand même, les 3 minutes avaient déjà paru une éternité. Tant pis, je retourne chez moi, et que faire de mieux que téléphoner quand on attend des résultats ! J'appelle l'Intello, on parle de tout et de rien, surtout de son pére, mais pas de mon test. Puis c'est Chéri qui rentre du boulot, je regarde l'heure dans ses bras ! 18h30, je saute sur mon téléphone, personne ne poura me répondre la laborantine étant au téléphone ! Il joue avec mes nerfs ce test ! Mais un petit coup de nausée me rassure.
Le labo a fini par me rappeler 5 minutes plus tard. Je leur ai fait confirmer 3 fois que oui je suis Enceinte de 15 jours à peu prés. 'Mais ça la date de conception je le savais' ai-je dit le sourire au lévres, aux miennes d'ailleurs ou à celle de Chéri, je sais plus, aux deux sûrement !

Par Laura - Publié dans : Ma Grossesse - Communauté : En attendant bébé
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 23:28

Je voulais vous remercier tous et toutes pour vos commentaires encourageants, vos mails réconfortants, les preuves de votre sympathie. Cela m'aide, nous aide car Chéri sait bien que vous êtes avec nous.
Nous affrontons le plus difficile ces jours ci, nous attendons les obséques qui auront lieu mardi. La famille arrive demain, habitant à l'autre bout de la France, ils n'avaient pas trop le choix, voyage sur deux jours à cause de la santé fragile de la mére de mon beau pére.
Comme d'habitude et malheureusement bien des choses se passent entre moi et ma belle mére, entre ma belle mére et l'intello... J'essaie de passer dessus ses humeurs, ses décisions, toutes les choses qu'elle nous impose en plus. Mais je peux vous dire qu'elle me stresse, moi qui fume presque plus, dès qu'elle appelle ou que je la vois, je suis obligé de fumer, à défaut je me mets en colére.
Nous sommes tous fatigués, énervés, tristes, en colére... Il faut que le temps fasse son petit chemin.
Il y a ses images que nous n'oublirons pas, qui reviennent la nuit...

Mais en tous cas, je voulais vous dire merci, je vous en raconterai plus plus tard, car je vais avoir un peu de mal à écrire sur tout ça, du coup je vais prendre un peu de temps.
Merci et bisous à vous tous.

Par Laura - Publié dans : La "Belle" Famille - Communauté : Raconte moi... ton boulet...
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /2008 16:04

C’est en mangeant du foie gras, délicieusement préparé par ma mère comme tous les ans, que j’ai eu cette première sensation de nausée. Impossible de manger quoique se soit d’autre, j’ai même dû abandonner à Chéri ma tranche à peine entamée, moi qui d’habitude mangerait une terrine toute seule, là je pouvais plus la nausée montait c’était affreusement atroce.

Je ne dis pas grand-chose pourtant mettant ça sur le fait que nous avions trop mangé pendant les fêtes.
J’ai vu les sourcils de l’Intello se lever, il était là et avait vu que nous n’avions pas tant mangé que ça… Chéri aussi avait cette attitude avec son ‘oui c’est sûrement ça’…
Ils avaient des doutes sur mon état d’abord parce que je râlais et ensuite parce que je ne supportais que peu d’odeur, je faisais même éteindre les bougies parfumées et jetait à la poubelle le papier journal à cause aussi de son odeur !
A les voir aussi complice, je savais bien qu’elle était leur conclusion, mais franchement je ne voulais pas vraiment me réjouir, pas maintenant pas si vite, se n’était pas possible que je sois enceinte et que les premiers symptôme apparaissent si vite, 5 jours tout au plus ! Je refusais de savoir de dire que c’était ça. Du coup je quittais la table en râlant une fois de plus et en soulignant que ils étaient tous contre moi à dire des bêtises plus grosses qu’eux. En fait rester à table m’était impossible, la nourriture m’écoeurait et l’odeur du foie gras me donnait la nausée.
D’ailleurs pendant les 3 jours suivants il ne fallait plus me parler de foie gras ou de pâté car la nausée se rappelait immédiatement à mon bon souvenir.
J’évitais aussi les passages à la salle de bain après l’Intello ou son copain et même après Chéri. Je passais d’abord ouvrir la fenêtre pour que l’odeur de déodorant-parfum-geldouche soit plus supportable.
Dans les jours suivants je faisais donc attention à un peu tout, mais rien à faire je me levais avec la nausée et me couchait avec.
Pour autant et malgré qu’au fond de moi je sente un changement avoir lieu, je ne voulais pas accepter ni me réjouir, donc je m’adonnait à la cause psychosomatique : j’ai envie d’être enceinte donc je provoque tous ces symptômes inconsciemment et voila c’est tout point final.
En début d’année, les symptômes ont augmenté et je ne pouvais plus les cacher, car j’ai passé plusieurs jours à ne pas tenir debout j’avais des étourdissements en permanence, à tel point que je me suis rendue chez le médecin. Elle m’a dit c’est peut être du à une grossesse mais pour autant tu dois surveiller. On me trouve un léger problème à l’oreille vite résolu, mais qui ne m’enlèvera pas mes étourdissements pour autant.
Je décide d’attendre au moins d’avoir un retard de règle pour faire quoique se soit et pour tirer une quelconque conclusion !
Par Laura - Publié dans : Ma Grossesse - Communauté : En attendant bébé
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 20:33
Je ne me souviens pas exactement de la conversation. Je sais qu’elle a finit par s’imposer d’elle-même, étant donné que Chéri ne cessait de me taquiner avec ces ‘Moi j’attends que ça d’avoir un bébé !’ ou encore ‘Pour quand le notre ??’
Quand il disait ça, je n’avais pas l’impression que se soit moi qui empêche quoique soit. La situation enfin ma situation professionnelle n’avait rien d’encourageant pour se permettre ce genre de projet. J’étais en arrête maladie (je le suis toujours), mon état dépressif était tout de même là, même si depuis le déménagement un véritable mieux psychologique est arrivé.
Du coup la discussion est venue toute seule à un moment où il me relançait, j’ai en fin répondu ‘Tu veux vraiment faire un bébé dans l’état actuel des choses ? Tu es sûre de toi ? Moi plus j’y réfléchi et plus je trouve ça bien au fond ?’
La décision fut donc rapide, on a envie d’un enfant, on est prêt tous les deux à faire des sacrifices et puis on se dit aussi qu’il faudra peut être du temps pour que ‘ça prenne’.
Du coup, le même jour je téléphone à une gynécologue prêt de chez moi pour me faire en lever mon stérilet. Je me retrouve obliger de changer de gynécologue, il me faut traverser une bonne partie de la ville pour m’y rendre et puis je vais bien être obligé à un moment ou à un autre de faire ce changement la mienne n’étant pas obstétricienne. Je vais en voir une au hasard des pages jaunes et à 5 minutes de chez moi.
Le 19 décembre, je me rends donc au rendez vous, j’ai pas de chance elle est assez sèche pas très avenante. Avant de partir elle dit que je pourrais venir la voir quand j’aurais 3 bonnes semaines de retard de règles. Je me demande si elle est sûre d’elle, en tout cas elle ne me connaît pas, si elle croit que je vais attendre 3 semaines pour faire une prise ou un test… Je suis trop impatiente pour ça.
Par Laura - Publié dans : Notre Couple - Communauté : En attendant bébé
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 23:51

Je vais pas vous faire un long discours, si ce n'est vous dire qu'aujourd'hui il y aurait du avoir un article mais je ne suis pas venue le publier et je n'ai pas envie de le faire.
La journée fut difficile, le papa de Chéri est décédé cet après midi.
Nous sommes sous le choc, mais soulagé, il a fini de souffrir.
Nous savions que cela devait arriver depuis un moment, nous attendions la peur au ventre.
Mais je vous expliquerai plus tard, pour ce soir il est tant de dormir, de me reposer.

Par Laura - Publié dans : La "Belle" Famille
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 10:03

J’ai déménagé.

Rien d’extraordinaire me direz-vous, puisque vous le saviez.
Pour bien déménager voici quelques conseils utiles ou pas :
-         prévoir de la main d’œuvre. Chéri, Securitoo, l’Intello et un ami à lui (venu en direct de la capitale), un collègue de travail à Chéri et Lélie, et moi bien sûr. Ca fait du monde, mais bon dans ces cas là, je dis qu’il vaut mieux être prudent, parce que les fainéants il y en a partout…
-         Avoir un camion. C’est mieux c’est sûr ! L’Intello nous en a descendu un de Paris, travailler dans les voitures ça aide !
-         Avoir fait des cartons. Là j’avoue j’ai péché car j’en avais peu fait en même temps il en manquait pas beaucoup à faire.
-         Commencer de bonne heure le matin. C’est long de déménager, on a débuté vers 9h30 ce qui n’est pas vraiment de bonne heure, j’avais commencé avant…
-         Prévoir les croissants et le café, le repas du midi et le repas du soir pour remercier. Oui les hommes travaillent mieux le ventre plein et quand les hommes travaillent mieux j’en ai moins à faire.
-         Ecrire ce qu’il y a dans les cartons, c’est pratique pour le rangement… Une partie des miens étaient anonyme ce qui pose de gros problème lors du déballage…
-         Eviter d’avoir des amis qui viennent manger le lendemain dans la nouvelle maison car de toutes façons, vous aurez pas fini de déménager. Je le croyais pas ben c’est vrai…
-         Vérifier que l’endroit prévu à poser le lave vaisselle a non seulement les arrivées et sorties d’eau mais aussi l’électricité. Sinon le lave vaisselle peut se retrouver dans les toilettes ce qui n’est pas appropriée surtout si l’évacuation de l’eau est bouchée et les piles d’assiettes sales dans la cuisine ce n’est pas très esthétique (10 personnes à manger sur tout le week end ben ça salit de l’assiette).
-         Trouver un endroit pour stocker le chien et le chat. Là je me suis plantée aussi, le chien a fini dans la voiture et le chat enfermé dans une chambre…
-         Ne pas oublier les torchons pour essuyer la vaisselle car avec le sopalin ça marche pas bien. Penser aussi aux produits d’entretien on ne sait jamais dans quel état sera la maison, la mienne particulièrement sale…
-         Prendre des outils style visseuse deviseuse sans fil et ne pas oublier de les charger…
-         Ne pas se dire en posant les meubles « Tiens le buffet que ma mère voulait me donner irait bien en fait ! » et donc obliger les hommes forts et vaillants à faire un dernier voyage à l’autre bout de la ville pour récupérer un meuble… Oui je sais c’est mal, mais le rendu final est vachement bien vous verriez ça !
-         Eviter de perdre son portable ou de le laisser dans la voiture quand on y est pas. C’est mon côté poisson rouge.
 
En gros une journée longue et dure, arrosée de champagne parce que non plus faut pas se laisser aller…
Mais le pire en fait, ce n’est pas le déménagement mais l’après déménagement quand il reste des cartons et moins il y en a plus c’est long à défaire… Et je vous épargne, tout ce que j'ai pu rechercher et où je me suis dit c'est dans un carton...
Déménager on m’y reprendra pas de si tôt !
Par Laura - Publié dans : Moments de Ma Vie - Communauté : De la Vie
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