Jeudi 29 mars 2007
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Je voulais pas l'écrire cette suite... C'est cela que je redoutais, et c'est arrivé... Bref, je vous raconte.
Avant de partir du tribunal et juste après le verdict, direction le juge d'application des peines qui a immédiatement pris le permis de conduire de mon Chéri.
En sortant du tribunal vers 19h, nous sommes encore sous le choc, mais dans l'ensemble content.
Chéri prend soin de téléphoner immédiatement à son Directeur France pour le prévenir du verdict et dire qu'il ne pourrait pas travailler demain et pendant les deux mois qui arrivent, il lui a dit je te rappelle demain. Il laisse aussi un message sur le répondeur de son Directeur Régionnal et appelle son chef pour lui raconter. Son chef est bien sûr un supérieur mais aussi un copain.
On rentre à la maison et on essaie de se déténdre.
Moi j'ai bien dormi. J'étais crevée. Mais Chéri lui non, je l'ai encore trouvé sur le canapé. Et réveillé, j'ai pas fait exprès.
A 8h, son téléphone de boulot a sonné. C'était le conseiller juridique de sa boîte qui l'appelait pour lui dire en substance, vu qu'il n'a plus de permis et bien il va être licencié. Ensuite il lui dit qu'il a son entretien préalable au licenciement le lundi de Pâques. La date change évidement ! Mais il avait pas regardé le calendrier. Chéri lui fait quand même remarquer qu'il aurait aimé apprendre son licenciement par son directeur france, quand on dit que la société est une famille et que le patron est proche de ses salariès, ça aurait été mieux.
Là, c'est un choc pour mon Chéri. Pas parce qu'il est licencié, mais plutôt par la manière.
Son directeur france a eu vent de la conversation du matin. Donc il l'a appelé. Il lui a dit que c'était la procédure et tout un brouhaha de belles phrases qui ne veulent rien dire... Mais il a quand même précisé que mon Chéri était mise à pied. Qui dit mise à pied dit aussi pas de salaire ! Je me suis énervée à ce moment là et j'ai dit "c'est tous des connards". Son DF l'a plutôt mal pris. Chéri au bout d'un moment a mis un terme à la conversation.
Le téléphone n'a pas cessé de sonner toute la matinée, on a aussi passé pas mal de coups de fil.
On a eu au téléphone : le délégué du personnel de sa boïte, le conseiller juridique deux fois, des collégues à lui, l'Intello qui lui aussi se renseigne de son côté, Mam', la mére de Chéri qui a appelé vite fait pour dire qu'elle avait prévenu toute la famille...
On est dégouté de tout ça...
Tout cela aurait pu se passer autrement, au lieu d'une mise à pied, son employeur aurait pu lui proposer de solder les congés et ensuite de passer en congés sans solde et négocier la date du licenciement... Mais non...
J'attends d'avoir des lettres de son boulot pour voir si oui ou non on risque d'aller au prud'hommes. En attendant, je lis convetion collective et réglement intérieur de sa boîte...
Même si aujourd'hui on voit tout en noir, demain ça ira mieux.
Mais au pays des bonnes nouvelles, mon Chéri qui avait quand même prévu le coup et qui voulait partir a trouvé un autre boulot, mais pour l'instant on attend la promesse d'embauche, depuis une semaine...
Tribunal 1 / 2 Suite (le licenciement)
Liberté d'Expression